Les Français veulent du changement
06 mai 2007
15h00. Les électeurs se pressent en masse dans les bureaux de vote pour
choisir leur futur président, souvent convaincus d'accomplir un "choix décisif"
pour l'avenir du pays et avec un "espoir de changement". Voici quelques échos
recueillis pas l'Agence France Presse:
A la sortie d'un bureau de vote de Nantes (ouest), Guillaume Bellequic,
informaticien de 28 ans, évoque un "choix de société". Sa compagne Gaëlle
Bernard, une psychologue de 30 ans, pressent "un changement dans l'air du temps"
et juge qu'"il y a plutôt un espoir" pour des réformes.
Choix de société
Pour Christophe Arbasetti aussi, employé
de laboratoire de 42 ans qui votait à Lyon (centre-est), les Français sont face
à "un vrai un choix de société" entre "un vrai candidat de droite" et un parti
socialiste "qui ne sait pas trop se situer depuis cinq ans et qui rameute autant
à l'extrême gauche qu'au centre".
A Argenteuil (nord-ouest de Paris), un couple d'origine chinoise, tous deux
âgés d'une cinquantaine d'années, explique avoir voté pour la socialiste
Ségolène Royal "sans hésitation, pour une société plus juste".
"Il faut un changement radical. Il faut mettre les gens au travail et en
finir avec ce pays d'assistés", jugeait à l'inverse Maria Dallais, une femme de
ménage de 52 ans d'origine portugaise. Installée depuis 35 ans en France, elle a
choisi sans hésitation Nicolas Sarkozy.
"Changement radical": c'est également la formule employée par Joseph Guérin,
un retraité de 84 ans venu voter à Suresnes, dans la banlieue de Paris, lui
aussi pour Sarkozy, "pour que les choses s'améliorent à 100%".
Et l'avenir?
Roger Dufour, 83 ans, très grave à sa sortie
d'un bureau de vote de Lyon, explique être "très anxieux de ce qui va se passer
après cette élection, surtout pour (ses) petits-enfants". Il craint "que ce ne
soit pas facile pour les générations futures".
Sophie Tambosco, chef de projet en informatique de 38 ans, dit avoir dû
choisir "entre la peste et le choléra" et avoir finalement opté pour Royal dont
elle attend "surtout" qu'elle "se penche sur le problème de logement et de
chômage".
"On veut nous faire croire qu'il y a une grande différence"
entre Sarkozy et Royal, assurait à Bordeaux (sud-ouest) Jean Garcia, un
commerçant de 43 ans venu voter sous le soleil, comme un peu partout en France.
"Pour nous, pauvres quidams, je ne suis pas sûr que ces élections vont changer
grand chose".