Alors
que la
société fait l’objet d’une plainte déposée par le groupe
américain
Viacom, l’un des
avocats de Google a annoncé que YouTube
devrait être équipé d’un
système de
filtrage de
contenus dès septembre.
Rachetée par Google en 2006, la
plate-forme de
partage de
vidéos en
ligne domine le marché mais reste la cible des critiques en matière de
lutte contre le
piratage. Le groupe de médias
Viacom
-
Paramount Pictures,
Dreamworks,
MTV - accuse aujourd’hui le
site de
laisser diffuser des
vidéos lui appartenant, notamment extraites de sa
chaîne MTV, et réclame plus d’un milliard de
dollars de dommages et
intérêts.
C’est donc au cours d’une audience devant le tribunal que l’un des
avocats a avancé la date de septembre pour la mise en place du système
de filtrage qui permettrait d’éviter le piratage. Il s’agit de générer
une liste d’empreintes numériques des vidéos soumises au
copyright,
liste à laquelle seront confrontées les vidéos mises en ligne. Le
système identifiera les images piratées en moins de deux minutes.
Une annonce à nuancer, puisque la direction de Google revient sur la
date et préfère parler de l’automne. « C’est l’une des tâches les plus
compliquées techniquement parlant que nous ayons jamais entreprises, et
comme toujours avec les technologies de pointe, il est difficile de
prévoir la date exacte de lancement », tempère un porte-parole de la
société. Par ailleurs il aurait été question que le verrouillage ne
concerne que les ayants droit avec lesquels la plate-forme aurait signé
des partenariats.
Le procès opposant Viacom et Google, s’il a lieu, ne s’ouvrira pas
avant un an ; il ne s’agit à ce jour que d’audiences préliminaires,
mais il est à souhaiter pour YouTube que cela accélère la mise en place
du filtrage. A l’image de DailyMotion, son rival français, qui à la
suite d’une condamnation
début juillet a depuis verrouillé sa plate-forme par un système
d’empreinte numérique développé par la société américaine Audible
Magic.